Pesticides : répondez vite à cette enquête publique !

Plus que quelques jours pour donner votre avis !

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Sophie Schmitt vit à la campagne, à Merlerault dans l’Orne[1].

En 2011, son voisin fermier vend sa propriété et ses pâturages.

Son nouveau voisin est un agriculteur qui plante du maïs et les traite aux pesticides.

Un jour, elle vient le saluer, alors qu’il est en train d’épandre des pesticides.

Celui-ci bondit hors de son tracteur et lui crie : « Attention, ce que je suis en train d’épandre, il ne faut surtout pas que tu le respires, fiche-moi le camp et enferme-toi dans ta maison ! »

Et savez-vous ce qui s’est passé depuis pour Sophie ?

« Ses chats sont morts, plus rien ne pousse dans son potager, elle ne peut plus manger ses framboises, ses plantes vertes ont crevé, et sa santé s’en ressent. Elle est malade de la thyroïde et du pancréas »[2]

Elle a eu beau essayer d’avertir le maire de sa commune, rien à faire : elle doit vivre avec.

C’est pour tous les gens comme Sophie que je vous demande de vous mobiliser !

Il y a quelques jours, une grande « consultation publique » officielle a été lancée sur les pesticides.

Vous pouvez y participer ici, sur le site officiel du gouvernement.

La question est celle-ci :  est-il acceptable de déverser des pesticides à côté des habitations ?

Cela paraît fou, mais c’est parfaitement autorisé aujourd’hui.

Si vous avez le malheur d’habiter à côté d’un champ « non bio », vous risquez de respirer une grande bouffée de poison quand vous aérez votre chambre le matin.

C’est encore plus grave, évidemment, si c’est la chambre de votre enfant ou de votre bébé !

Les petits sont particulièrement vulnérables à ces substances toxiques – le plus gros danger étant pour le fœtus – souvenez-vous de l’affaire des bébés sans bras !

Heureusement, des élus courageux ont commencé à se révolter.

C’est le cas du maire de Langouët en Bretagne, Daniel Cueff : il a pris un arrêté interdisant les pesticides « à une distance inférieure à 150 mètres » des bureaux ou habitations.

Problème : cet arrêté a été annulée par la Justice, sous prétexte que c’est l’Etat, et non le maire, qui a la responsabilité de fixer ces normes-là.

Mais savez-vous ce que propose le gouvernement ?

Tenez-vous bien : le ministère de l’écologie propose une distance de 3 à 10 mètres entre les pesticides et les habitations !

  • 10 mètres pour les substances les plus dangereuses ;
  • 5 mètres pour les autres pesticides sur les cultures basses ;
  • 3 mètres pour les vignes dans certaines conditions.

Quelques mètres seulement, c’est tout simplement ridicule !

« C’est moins que la largeur d’un chemin rural et de ses bordures ! », a réagi François Veillerette, le directeur de Générations futures.

« On fait croire que les pesticides ne se trouvent qu’à l’endroit où on l’a vaporisé, ce qui est totalement faux ! Ce sont des produits extrêmement volatiles, qui se répandent dans l’air, l’eau et la terre » explique Bertrand Astruc, militant écologique.

Prendriez-vous le risque d’intoxiquer votre famille, avec la pulvérisation de produits objectivement dangereux à quelques mètres seulement de votre maison ?

Non, bien sûr !

Alors s’il vous plaît, dites-le au gouvernement, faites entendre votre voix !

Vous pouvez le faire grâce à la consultation publique disponible ici.

C’est très important de nous mobiliser, car les lobbys agro-alimentaires sont particulièrement actifs en ce moment !

Ils essaient de faire peur, en disant dans les médias qu’avec une distance de 150 mètres, « ce serait retirer 15 % de la surface agricole française ».

Mais il ne s’agit pas de « retirer » quoi que ce soit !

Quel serait l’inconvénient d’obliger ces surfaces à passer à l’agriculture « BIO » ???

Quand on a un champ sous les fenêtres de familles entières, pourquoi ne serait-il pas obligatoire de cultiver bio, sans pesticides de synthèse ???

Il n’y aurait QUE des avantages à cette solution !

On pourrait donner 3 ans aux agriculteurs concernés pour se reconvertir au bio, et il faudrait bien sûr les aider financièrement.

D’ailleurs, faut-il rappeler qu’Emmanuel Macron a promis la fin du glyphosate d’ici 3 ans en 2021 ?

Donc soit c’est de l’enfumage (ce que je crains, hélas)… soit c’est sérieux et il faut aider les agriculteurs tout de suite à s’y préparer !

Et au final, tout le monde serait gagnant !

  • Les agriculteurs eux-mêmes – je vous rappelle que la maladie de Parkinson est reconnue comme « maladie professionnelle » pour les agriculteurs, à cause des pesticides qu’ils utilisent ;
  • Les familles qui habitent à côté de ces champs bio seraient libérées de ces substances dangereuses ;
  • Les consommateurs auront la chance d’avoir beaucoup plus de produits « bio » disponibles dans leurs marchés et supermarchés !

Et pour tous les Français, cela voudra dire moins de cancers, moins d’Alzheimer, moins de Parkinson, moins de problèmes thyroïdiens, etc.

Vraiment, il est urgent de faire entendre votre avis ici.

Vous avez jusqu’au 1er octobre pour participer.

Mais attention : les commentaires « en double » ne seront pas pris en compte !

C’est pourquoi je ne peux pas vous donner d’argumentaire « tout fait », à copier coller.

Il faut que vous utilisiez vos propres mots, vos propres arguments !

Mais je précise encore une chose : le choix des 3 à 10 mètres de distance s’appuie sur des données scientifiques qui datent des années 1980…

…donc il y a plus de 30 ans, à une époque où la plupart des gens croyaient que les pesticides étaient sans danger grave pour l’être humain !

Le gouvernement a promis que de nouvelles études « devraient être disponibles début 2021 ».

Très bien, mais on fait quoi d’ici là ? Où est le principe de précaution ?

Alors merci de vous mobiliser dès maintenant.

Si vous le pouvez, rendez-vous ici pour faire entendre votre voix.

Et n’oubliez pas de transférer ce message autour de vous !

Je vous en remercie d’avance.

Votre dévoué,

Guillaume Chopin



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